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 Dans une clairière près d'Al-Chen [Pour Kamye en priorité]

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Auliane Jalvan
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MessageSujet: Dans une clairière près d'Al-Chen [Pour Kamye en priorité]   Lun 9 Aoû - 5:35

Une autre journée qui s’annonçait aussi routinière que les précédentes. En fait, c’est bel et bien ce que je croyais en parcourant les derniers kilomètres me permettant de dormir bientôt dans un lit. J’étais en effet à une journée et demie de cheval d’Al-Chen. Comme tous les matins, je pliai bagage, chargeai le dos de Turbulence et m’engageai sur la piste, aussi surprenant soit-il, vide de monde. C’est d’ailleurs cette absence de présence qui m’incita à me tenir sur mes gardes. Je chevauchai sans arrêt jusqu’à sentir le cœur malmené de ma monture crier sous l’effort. Je m’arrêtai finalement dans une clairière, à une dizaine d’heures de cheval de la ville, pour laisser Turbulence souffler un peu. J’en profitai également pour me reposer et, saisissant ma gourde par la même occasion, m’approchai du clapotis d’eau qui me parvenait aux oreilles.

Ces bruits de la nature ne cesseraient jamais de m’émerveiller. Il m’arrivait, relativement souvent, de passer de longues heures à tourner en rond dans une prairie, foulant le sol aussi délicatement que possible, ne faisant que humer avec délice les millions de saveurs que dame nature laissaient sur mon chemin. Souvent, lorsqu’un point d’eau ou un nid d’oiseau se trouvaient à proximité, j’avais le réflexe de ne pas m’occuper des autres sons pouvant également me parvenir. Comme cette fois-ci. J’entendis à peine les pas derrière moi, réagissant à la dernière seconde lorsque je réalisai que ce ne pouvait être Turbulence puisqu’il était bridé à un arbre plus loin.

Déglutissant et envisageant les différentes possibilités si la présence derrière moi s’avérait plus dangereuse que prévu, je me retournai.

- Tout doux ma jolie, me fis-je prier par une voix avec des allures d’ivrogne.

Je me détendis alors, si ce n’était qu’un ou deux soûlons, j’avais de bonnes chances de m’en tirer à la course. Je leur fis donc face, j’avais perçu un raclement de feuille près d’où provenait la voix, mais pas suffisamment pour que le mouvement accompagne véritablement l’être abject qui attendait quelque chose de moi. À mon plus grand malheur, ils n’étaient pas seulement deux mais bien quatre et si l’un d’eux semblait effectivement sous les vapeurs de l’alcool, les trois autres ne pouvaient pas avoir l’air plus sobres. Ajouté à cela leurs épées et autres babioles de métal, et je me retrouvais fort possiblement devant une bande de brigands trop expérimentés pour moi. J’eus au moins la brillante idée de toujours trainer mon poignard avec moi, mais je ne voyais aucunement l’utilité que j’aurais à en faire s’ils se décidaient à m’approcher tous en même temps. J’étais totalement loin d’être une combattante chevronnée et j’étais plus du genre à accumuler les erreurs qu’à tailler mes adversaires en pièces.

Ne me méprisant pas le moins du monde sur leurs intentions, je calculai mes chances de survie avec désespoir. Décidément, ils allaient bien s’amuser et j’allais être… presque impuissante. Mon éternel optimiste m’empêcha de baisser les bras. Pourvu qu’ils ne soient pas du genre « on cogne en premier, on discute ensuite » et j’allais peut-être avoir une chance. Je plaçai mes mains bien en évidence, sachant clairement que si besoin était, je pouvais me débrouiller pour dégainer mon poignard assez rapidement et répondit à celui qui m’avait adressé la parole :

- De un, je ne crois pas particulièrement être jolie, et de deux je ne crois pas non plus que les termes ‘’tout doux’’ soient appropriés sauf si vous craigniez que je sois trop dangereuse pour vous.

Un instant de surprise traversa leurs traits. Ils ne devaient pas s’attendre à se que j’aborde la conversation.

- Tu vois, poupée, si on se promène ainsi sur les bords de route à la recherche de jeunes filles perdues comme toi, ce n’est pas pour perdre notre temps en… continua de me ‘’charmer’’ celui qui puait les vapeurs toxiques avant d’être coupé par celui qui devait être le chef.

Ils étaient tous les quatre plutôt bien habillés pour des bandits de routes et je doute que ce fût leur réelle profession. Ce devait être un autre de ces quatuors bannis des auberges parce qu’ils attiraient, ou plutôt faisaient fuir, les jeunes clientes. Ils n’avaient surement pas l’allure ni l’attitude de combattants aguerris, mais je ne serais certainement pas assez folle pour m’en assurer. Le plus imposant devait bien faire un mètre quatre-vingt-dix et rendre 30 bons kilos à tous les autres. Ces acolytes, eux, chétifs et moins baraqués, n’en étaient pas moins impressionnants. Dans les yeux des deux chiens de poche encore à jeun, on pouvait sans aucun doute lire une science des armes suffisantes pour me faire passer un mauvais quart d’heure, ou peut-être plus si l’envie leur prenait… Donc, le plus bâti des quatre hommes crut bon d’intervenir :

- Alors, ce n’est pas bien bien compliqué. Tu nous files tes armes, ta nourriture et ton argent, on prend ton cheval, tu passes une ou deux heures en notre compagnie, et après, tu marches jusqu’à Al-Chen si t’as envie de mendier pour un lit ou pour la charité. Nous, on fait juste passer du bon temps.

- Je n’ai plus de nourriture, ou s’il m’en reste c’est pour mon repas de ce soir que je vous prierais de partager avec moi puisque vous semblez si courtois. Mon argent ne vous regarde pas de même que mes armes. Mon cheval n’appartient à personne, sauf moi, et je suis très loin d’avoir une heure ou deux à perdre de mon temps. Alors si voulez bien m’excuser, vous allez devoir patienter jusqu’à ce qu’une autre charmante demoiselle croise votre route. Bonne fin de journée messieurs.

Tout au long de mon monologue improvisé, je résistai à l’envie de prendre mes jambes à mon coup, certaine d’être rattrapée en moins de deux. Pour tenter d’appeler à l’aide de façon subtile, au fur et à mesure que je parlais, je reculais, un tout petit peu, mais, les prenant pour des sourds, augmentais le son de ma voix. Lorsque je n’eus plus rien à ajouter, je modifiai mes appuis pour m’élancer vers Turbulence, le débrider et filer. J’aurais dû me douter que rien ne serait aussi facile puisqu’au moment où je m’élançais, le plus petit, et surement le plus rapide, tendit le bras et croisa le mien. Sa poigne se referma sur mon poignet droit, me laissant aux prises avec un fourreau du mauvais côté pour saisir mon poignard. J’ignorais si je parviendrais à en blesser deux ou au moins un, mais je ne me laisserais pas agresser sans rien dire. Du moins j’essaierais. Mon premier coup de poignard, celui-ci miraculeusement apparu dans ma main gauche, caressa l’étau de fer qui me broyait les os. Un cri s’ensuivit, puis un autre. Celui de mon assaillant d’abord, puis le mien. Sous la réplique. Un simple coup de poing bien placé. J’osai tenter une dernière échappatoire en ramassant de l’élan pour courir, mais une autre main cueillit ma cheville et me fit tomber à la renverse. En basculant la tête la première vers le sol, je sentis mes fins espoirs vaciller. Je me débattis néanmoins, frappant du pied et du poing, maintenant désarmé. Je ne me faisais pas d’illusions, c’était surement mes derniers instants. À moins qu’ils soient aussi cruels que leur chef avait mentionné. Ils m’abandonneraient, laissée pour morte dans cette clairière. Trop accaparée par les quatre ombres qui fondaient sur moi, je ne me risquai même plus à peindre un tableau heureux de la fin de cette mésaventure. J’allais y laisser une part de moi, c’était évident. Mais laquelle?
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MessageSujet: Re: Dans une clairière près d'Al-Chen [Pour Kamye en priorité]   Sam 21 Aoû - 15:21

L’idée d’avoir un apprenti m’était souvent revenue à l’esprit. Mais je n’aurais jamais imaginé que sa rencontre se ferait de manière aussi proche de celle dont j’ai rencontré mon propre maitre. Lorsque j’ai quitté Al-Chen hier après-midi, je n’aurais pas pensé que cela arriverait. Même le vent gardait cela secret.

J’étais à Al-Chen depuis 15 jours, et je m’y sentais déjà à l’étroit. Piégée entre ses énormes murailles. Et c’était quelque chose qui me déplaisait, et qui aurait déplu à n’importe quel marchombre. C’est en pensant à la liberté retrouvée que je suis sortie de la ville, montée sur le dos d’Etoile. Le jeune cheval était content de me revoir, et semblait pressé de courir. D’une légère pression des talons, je l’ai fais partir au galop. Vers le nord. Toute l’après midi j’ai chevauché, sous le soleil qui tapait fort. Mais j’étais heureuse, les cheveux au vent. Sereine. Comme si la brise m’assurait que j’étais sur le bon chemin. Lorsque la nuit tomba, et que mon cheval montra des signes de faiblesse, je le fit s’arrêter, et observai les alentours. Une ville se dessinait non-loin. J’y ai passé une nuit dans une auberge, laissant Etoile aux écuries.

Ce matin, je suis partie relativement tôt, dans la même direction que la veille. Au galop. Puis une nouvelle pause le midi, où j’ai dégusté une part de siffleur séché. Ce voyage s’annonçait banal, semblable à celui pour rallier Al-Chen. Et pourtant…

L’après-midi est là, les nuages commencent à me cacher le soleil. Mais cela n’a aucune importance, puisqu’à présent, j’entre dans la forêt. Tout de suite, la fraîcheur se fait sentir, et je guide Etoile qui marche au pas entre les arbres. Je suis plus prudente à présent, les forêts sont les endroits préférés des bandits, car y tendre une embuscade y est aisé. Un léger bruit attire mon attention. Un clapotis. Je descends de ma monture, que j’attache à un petit arbre. Plus pour qu’on ne me vole pas mon cheval, que par peur qu’il ne s’enfui. Toujours aux aguets, je recherche le ruisseau en me guidant aux sons. Je le trouve finalement, grâce au reflet d’un rayon de soleil sur la surface de l’eau. J’y plonge ma gourde, et en profite pour me rafraichir le visage. Alors que j’allais me relever pour chercher Etoile, et le faire boire ici, un bruit attire mon attention. Et des mouvements. Quelques oiseaux viennent de s’envoler, et j’ai aperçut un rongeur rejoindre son trou. Il y a quelqu’un. Ou quelque chose. Une voix me certifie que ce sont des hommes, son volume m’assure que ce n’est pas à moi que l’on s’adresse, et ses paroles me font comprendre que ses intentions ne sont pas franchement pacifiques. Je suspens ma gourde dans un buisson voisin, et me dirige vers la source du bruit. En silence. Dès que je distingue des silhouettes, je choisis un arbre. Assez loin pour que l’on ne me voit pas, et assez proche pour que j’entende tout. En quelques mouvements précis, je me hisse sur une branche à mi-hauteur. Je ne vois que deux hommes au travers des branchages, mais les paroles échangées me font comprendre la scène.

    - De un, je ne crois pas particulièrement être jolie, et de deux je ne crois pas non plus que les termes ``tout doux’’ soient appropriés sauf si vous craigniez que je sois trop dangereuse pour vous.

    - Tu vois, poupée, si on se promène ainsi sur les bords de route à la recherche de jeunes filles perdues comme toi…


En me décalant légèrement, j’aperçoit la jeune fille qui tient tête à trois –non, quatre- hommes. Mon intérêt se porte directement sur elle. Sa voix, sa posture, son assurance. Elle est tout de même face à des personnes aux intentions plus que désagréables, et qui ne le cachent pas. Et je ne lui donne pas plus de 18 ans. Plus je l’observe, et plus quelque chose se dessine en moi. Comme une certitude.

    - Alors, ce n’est pas bien bien compliqué. Tu nous files tes armes, ta nourriture et ton argent, on prend ton cheval, tu passes une ou deux heures en notre compagnie, et après, tu marches jusqu’à Al-Chen si t’as envie de mendier pour un lit ou pour la charité. Nous, on fait juste passer du bon temps.

    - Je n’ai plus de nourriture, ou s’il m’en reste c’est pour mon repas de ce soir que je vous prierais de partager avec moi puisque vous semblez si courtois. Mon argent ne vous regarde pas de même que mes armes. Mon cheval n’appartient à personne, sauf moi, et je suis très loin d’avoir une heure ou deux à perdre de mon temps. Alors si voulez bien m’excuser, vous allez devoir patienter jusqu’à ce qu’une autre charmante demoiselle croise votre route. Bonne fin de journée messieurs.


Elle tente de s’enfuir, ce qui ne marchera pas. Même si elle est plus jeune, ils sont entrainés à la course. Ca ne se voit rien qu’à leurs jambes. Je vais devoir agir, je le sais. Car seule, elle n’a pas beaucoup d’espoir. Et pourtant, elle tente de se défendre, en saisissant son poignard avec une fluidité incroyable, pour quelqu’un comme elle, qui n’a visiblement pas suivis d’apprentissage. Et c’est d’ailleurs cette certitude qui s’installe. Une apprentie. C’est ce que je vois en elle, elle est parfaitement digne de suivre l’enseignement d’un maître marchombre. Rien que par son sang froid.

Je sors mon arc, et assemble les deux parties de bois. Si je dois intervenir, ce ne sera pas par de vaines paroles. Autant en finir tout de suite avec ces bandits. J’analyse la situation. L’homme qui avait pris la parole, surement le chef, semblait un peu sous les vapeurs de l’alcool. Il se tenait à côté de la jeune fille. Pour les trois autres hommes, un avait commencé à s’en prendre à elle, et les deux autres observaient la scène. D’ici je ne pouvais avoir que l’un d’entre eux. J’encoche ma flèche et la ramène jusqu’à ma joue, et mis rapidement une stratégie en place. Lorsque toute l’attention de ses messieurs est portée sur la fille, je lâche la flèche, qui part en un trait invisible et mortelle, jusqu’à sa victime. Sur la branche, il n’y a plus personne, seul un arc camouflé par des branchages. Moi je saute d’arbres en arbres, avec agilité et précision, afin de me positionner à l’opposé de l’arbre d’où j’ai tiré ma flèche. Je m’immobilise, tire mon poignard, et attend en fixant la scène. Un homme fini de s’effondrer, une flèche dans la nuque. Un vent de panique souffle sur la petite troupe. Les trois hommes ne bougent plus, et regardent l’endroit d’où vient la flèche. A l’opposé de l’arbre sur lequel je me tiens à présent. La fille est toujours maintenue au sol.

Puis vient le moment, le temps. Celui où il faut agir. Celui ou ma prochaine victime hésite entre fuir et sortir son arme. Celui où il n’a pas encore choisit de saisir son épée, et où il ne pense pas voir un danger surgir dans son dos. Je me laisse tomber au pied du cèdre qui m’accueillait, et en quelques enjambées silencieuses, je suis sur lui. D’un simple mouvement je lui donne la mort, et il s’effondre la gorge ouverte. A présent le véritable combat va commencer. Il reste deux hommes. Le premier, qui n’est visiblement pas frais, se tiens près de la fille, pour l’arrêter si elle fait mine de s’enfuir. Ce n’est pas sur lui que je devrais me concentrer, mais s’il fait mine de s’approcher, ce sera le prochain à rejoindre ses camarades. Maintenant ou après, ça ne fais pas beaucoup de différence. L’autre, le petit, s’est relevé, et attrape le manche de son arme. Toujours en posture de combat, je profite de l’instant ou il n’a pas encore sorti son épée pour attaquer, et viser la gorge de mon poignard. C’est beaucoup trop prévisible, je le sais, il tente de bloquer mon bras, et je feinte pour finalement toucher son abdomen. Peu profondément. Nous sommes à présent face à face. Lui avec son épée, moi et mon poignard. Et ma greffe, mais il ne le sait pas.

Il choisit d’attaquer, « pour en finir au plus vite » semblent dire ses yeux. Sa main droite tenant sa lourde épée file en un arc argenté vers mon cou, je l’évite simplement en me reculant légèrement, et profile de son déséquilibre. Je bloque son bras du côté gauche, et de mon autre main, je pense tout d’abord l’égorger. Puis un coup d’œil qu’il lance derrière moi, ajouté au cri d’avertissement de la jeune fille, me font comprendre que l’autre veut en profiter pour me poignarder dans le dos. Je me contente donc de retoucher mon adversaire à l’abdomen, en le poussant légèrement pour avoir le temps d’affronter le deuxième homme. Je pivote. L’ivrogne fauche l’air de son arme, car je me suis déjà baissée, et en continuant de pivoter, je le pousse en lui caressant l’abdomen. Avec ma greffe. Il tombe à la renverse, le ventre en sang. Déjà je suis face à mon premier adversaire. Une lueur de panique commence à s’allumer dans ses yeux. Moi je sais que je n’ai plus rien à craindre de l’homme saoul, dans quelques secondes ses abdominaux seront paralysés. Il avait déjà du mal à tenir debout, ce sera encore pire. Par contre, il peut se servir d’une arme de jet. Ou alors s’en prendre à la jeune fille. Et ça, je ne dois pas le laisser faire.

Le bandit ayant comprit ma stratégie précédente, il essaie de me toucher en me poignardant, et non en moulinet. J’évite facilement cette attaque. Blessé, ses mouvements sont encore plus lents qu’avant. Je tourne autour de lui pour que je ne sois plus dos à son camarade. Il tourne aussi, en position de combat. Je ne prends pas le temps de regarder derrière lui, je feinte à gauche, me glisse le long de la lame de mon ennemi qui essayait de me décapiter. Pouvant enfin toucher sa gorge, je frappe. L’homme s’effondre. Sa lame a ouvert une simple éraflure sur ma joue, j’essuie le sang d’un geste de la main. Le combat n’est pas terminé, il reste l’autre, et je n’espère qu’une chose, qu’il n’ai pas touché à la jeune fille. Sinon je lui ferais payer très cher.
C’est donc avec une pointe d’appréhension que je regarde à l’endroit où ils étaient tous les deux. Ce que je verrais sera déterminant, pour mon choix de lui proposer ou non, d’être mon apprentie.


Dernière édition par Kamye Sil'Nayam le Mar 31 Aoû - 10:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Dans une clairière près d'Al-Chen [Pour Kamye en priorité]   Sam 21 Aoû - 22:43

Parmi tous les scénarios possibles qui couraient dans ma tête pour échapper à mes assaillants, jamais une aide extérieure n’avait effleuré mon esprit. Je remarquai à peine le premier des quatre hommes s’effondrer, une flèche traversant sa nuque. Je réagis seulement lorsqu’un deuxième rencontra le sol, la gorge tranchée par le poignard d’une inconnue. Je m’apprêtais à mordre la chair du plus petit d’entre eux qui me retenaient encore, lorsqu’il me lâcha de lui-même pour aller s’attaquer à quelqu’un certainement plus forte que lui. Le quatrième, l’ivrogne, ne semblait pas trop savoir où donner de la tête. Il se rapprocha donc de moi, s’assurant que je ne m’enfuirais pas. Chose totalement inutile puisque je resterais jusqu’à la fin, soit pour tenter de porter secours à ma propre sauveuse, soit tout simplement pour la remercier. La deuxième option semblait d’ailleurs près de se réaliser, le petit ayant été atteint, légèrement, à la poitrine. C’est alors que celui qui se tenait toujours près de moi arma son bras, allongé par une arme blanche dans le but d’ouvrir le dos de leur nouvelle combattante.

Mon premier réflexe fut de pousser un bref cri d’avertissement, chose qu’elle ne sembla pas avoir eu de besoin puisqu’au moment où l’homme se jetait sur elle, elle avait déjà disparu. N’étant plus menacée par quiconque, pour l’instant, j’en profitai pour détailler la nouvelle arrivante. Plus âgée que moi, mais de peu, elle se mouvait avec une grâce à rendre jaloux certains frontaliers. Sa façon de se battre me rappelait une connaissance croisée lors de mon dernier voyage avec Kéla. Cette connaissance mystérieuse qui m’avait rendue verte de jalousie serait bien prise au dépourvu devant cette inconnue aux cheveux presque blancs. Tout à mon émerveillement, je ne réalisai pas tout de suite qu’un des combattants, le moins sobre, blessé à la poitrine, avait échappé à la danse mortelle de leur rivale pour se diriger vers moi, arme au clair, ses intentions se lisant clairement dans ses yeux. Il me liquiderait. Du moins, essaierait.

La présence de l’inconnue m’avait redonnée confiance en moi et, bien qu’encore désarmée, mon poignard introuvable, je regardai la brute venir vers moi avec une nouvelle détermination farouche dans le regard. Prenant le temps, comme Kéla et moi faisions avant de nous battre pour le plaisir, d’inspirer profondément et d’expirer en baissant mes appuis, relâchant mes épaules et reculant une jambe en garde, j’attendis qu’il attaque. Ce ne fut pas bien long et sa rapidité me fit défaillir. Quelle sotte étais-je? Il était évident que devant lui, j’étais une combattante, voire même pas, pire que débutante et ce, même s’il était blessé et pas totalement à jeun. Je ne dus ma vie sauve qu’à mon réflexe de reculer, me prenant les pieds dans une branche un peu molle, en fait c’est ce que je croyais, faisant basculer mon corps en arrière pour ensuite retrouver mon équilibre de justesse, l’arme de mon adversaire ayant frôlé ma gorge.

Mes yeux dérivèrent par terre une fraction de seconde, intriguée par la souplesse d’une branche au sol, je me glaçai d’effroi en réalisant que ce n’était pas un végétal, mais bien une jambe. Je me repris in extrémiste lorsque le sifflement du métal passa de nouveau à quelques millimètres de mon oreille. Mettant le corps d’un des malheureux entre mon adversaire et moi, je m’efforçai d’accorder toute mon attention à ses mouvements, question de ne pas me faire surprendre de nouveau. Je n’étais pas sans savoir que l’inconnue qui était intervenue se serait déjà débarrassée de lui, aussi voulais-je me faire un point d’honneur à au moins réussir à m’en occuper toute seule.

Répugnée à l’idée de tuer, je devais tout de même préserver ma propre vie. Il n’y avait pas mort d’hommes dans mon passé et j’étais assez consciente de mes facultés pour savoir qu’enlever la vie à quelqu’un ne me laisserait pas de glace. Je me refusai tout de même le droit de penser aux conséquences de mes actes à venir et me contentai de bouger en harmonie, du moins j’essayais, avec l’homme en face de moi. Un petit pas à gauche de sa part était contré par le mien, identique. Je n’étais pas assez stupide pour attaquer la première, étant impuissante à entailler sa peau seulement avec mes mains. Il ne lui fallut pas bien bien longtemps pour se décider et, encore une fois, sa rapidité faillit me faire y laisser ma peau. Il enjamba sans peine le corps de son allié et porta un coup direct destiné à m’empaler le cœur. Je parvins à me glisser sous sa garde, trop près de lui pour qu’il utilise son arme. Utilisant la seule à ma portée, j’attaquai sauvagement, à l’aide de mes dents, la chair tendre de son poignet qui tenait le métal mortel. Sa réplique fut instantanée. Sa main libre m’entraina à la rencontre de la lame, toujours serrée dans sa main malmenée. L’acier entailla superficiellement mon épaule, m’obligeant à changer mon centre de gravité pour ne pas me faire tailler en pièces. Je me glissai de nouveau sous sa garde, lâchant son poignet pour me saisir de son pouce et, le goût amer du sang en bouche, pivotai sur mon axe, tordant son doigt.

Son objet de fer rencontra le sol, entre nos deux corps. Me refusant de nouveau à penser à l’ouvrage que j’en ferais, je me fis rapide et le ramassai. Tenir ainsi le manche d’une arme mortelle m’indifférait. Je n’étais pas en mesure de choisir si ça me rassurait ou au contraire, si ça me répugnait. Une chose était par contre certaine, mon adversaire semblait considérer que j’étais en position de force puisqu’il s’éloigna un peu, massant son pouce meurtri, insensible aux plaies ouvertes et sur son torse, par mon alliée inattendue, et à son poignet, par mes propres dents. Pour ma part, j’en profitai pour jeter un vague regard circulaire, le corps des trois autres bandits me tirant une grimace. Je cherchai la femme des yeux une fraction de seconde de trop, elle semblait avoir tout simplement disparu. Le dernier des brigands en vint certainement à la même conclusion puisqu’il repartit à l’assaut, ignorant le métal qui pendait nonchalamment au bout d’un de mes bras. J’avais inconsciemment relâché ma garde.

N’ayant pas le temps de modifier ma position, je cueillis l’homme au niveau du plexus solaire, frappant involontairement avec ma main armée, déchirant un peu plus sa propre blessure. À la façon dont il porta ses mains à l’entaille maintenant entourée de tissus imbibés de rouge foncé, j’en déduisis qu’il abandonnerait. Comme de fait, il fit demi-tour, sans un regard pour ceux qui avaient été ses alliés. Ignorant s’il parviendrait à la route en un seul morceau, perdant beaucoup de sang, je détournai les yeux, les fermants en fait. L’arme qui ne m’appartenait pas glissa jusqu’au sol, y laissant une marque rougeâtre. L’adrénaline retombée, mon épaule me ramena à la réalité, m’élançant douloureusement. Par chance, l’artère principale n’avait pas été touchée, sinon je ne serais même pas en mesure de réfléchir, me vidant de mon sang jusqu’à la dernière goutte. Mon esprit pratique prit le relais sur la partie émotionnelle de mon cerveau. Touchant le moins possible au cadavre devant moi, je déchirai une partie de sa tunique pour m’en faire un garrot. Le nouer à une main s’avéra presque impossible et je dus me contenter de presser sur la blessure à l’aide de ma main valide.

Ma tête tournait un peu sous l’odeur de rouille qui avait maintenant envahi la clairière. J’étais légèrement perdue dans mes pensées. Où était-elle? Par quel miracle s’était-elle trouvée au bon endroit au bon moment? Comment parvenait-elle à se mouvoir aussi rapidement? Pourquoi était-elle intervenue alors que je ne représentais rien pour elle? Mais surtout, qui était-ce?

Une autre bande de brigands auraient pu sortir de derrière les arbres que je n’aurais surement pas réagi. Ou presque. Percevant un mouvement derrière moi, je me retournai lentement, évitant de regarder les cadavres. À mes nombreuses interrogations, j’obtiendrais peut-être des réponses. La jeune femme se tenait debout, presque avec négligence. Tout compte fait, en révisant mon analyse, j’opterais plus pour une position, envoutante. Simple, mais à l’affut, elle semblait prête à bondir à quelques mètres de hauteur ou, totalement à l’opposé, à se jeter au sol. Ignorant son regard qui semblait me détailler, je me permis de lui adresser la parole, efforçant mes lèvres à ne pas trembler :

- Je vous dois une fière chandelle. J’imagine que mes mots ne suffiront pas à égaler l’importance de votre acte, mais je vous dis merci du plus profond du cœur. Cela vous semblera peut-être dérisoire, et surtout inutile, mais je considère que j’ai une dette envers vous. Je n’ai pas grand-chose à vous offrir, quelques maigres possessions, aussi puis-je au moins vous enjoindre de partager un éventuel repas? Et pour que celui-ci semble moins distant, eh bien je me nomme Auliane. Auliane Jalvan.

Bien que j’aie souhaité ne pas bafouiller, mes mots avaient buté contre mes lèvres, les rendant presque stupides, me faisant passer pour une fillette apeurée. Je n’en menais pas large, mais elle n’était aucunement dans le besoin de le savoir. Ne sachant plus quoi faire, je m’immobilisai. J’avais parcouru quelques pas, réduisant la demi-douzaine de mètres qui nous séparait pour conserver une distance de près de deux mètres. Quelque chose me disait que le tournant de ma vie se prendrait peut-être ici. Ou au moins, je découvrirais peut-être un indice me permettant de savoir où le prendre, ce tournant.
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MessageSujet: Re: Dans une clairière près d'Al-Chen [Pour Kamye en priorité]   Mar 31 Aoû - 10:16

[Voilà, tu peux répondre ^^]

Comme je l’avais craint, le chef de cette petite bande de brigand, à présent seul survivant, s’était retourné contre la jeune fille. Par désespoir, ou envie de vengeance. Pour le moment, elle me paraît encore entière. Entre elle et son agresseur se trouve le cadavre d’un homme, l’empennage d’une flèche toujours visible dans sa nuque. Mais à présent il ne compte guère à mes yeux, et fait pour moi parti du décor, car je suis entièrement concentrée sur le combat qui se déroule à quelques mètres de moi. Mon intervention n’est pas nécessaire, du moins pas pour le moment. La fille est attentive aux mouvements de son adversaire, concentrée. La garde qu’elle a adoptée n’est pas parfaite, mais suffisante. Elle compte se battre, et moi je compte voir comment elle va se débrouiller. Pour ne pas qu’elle pense à ma participation au combat, il faut que je ne reste pas en vue, cela l’aurait déconcentrée et un instant d'inattention peut être fatal. Je me glisse dans l’ombre d’un arbre, sur une branche basse. Pas trop loin pour ne pas perdre une miette du combat et pour pouvoir agir à temps, pas trop proche pour ne pas être vue. Tous muscles contractés, prête à bondir tel le prédateur sur sa proie, je me concentre sur la scène qui se déroule dans la petite clairière.

Après une faible hésitation, l’ivrogne attaque. Il se contentait d’avancer doucement, surement pour vérifier s’il avait l’avantage. Voyant que son adversaire reculait, et ne sortait aucune arme, la confiance l’avait submergée. Sautant au-dessus du corps, il tente un coup direct au cœur. Prévisible. Je serre les dents pour m’empêcher de bondir. La jeune fille esquive le coup simplement en pivotant, la main armée de l’homme est alors juste devant elle. Elle décide d’attaquer ici. Alors que j’aurais frappé les parties les plus fragiles, la tête ou la blessure, elle se concentre sur la partie la plus dangereuse, histoire de la mettre hors combat. Bonne technique. La rapidité à laquelle est contre-attaque surpris l’ivrogne qui hurle alors que son poignet est sauvagement mordu. Toutefois, il ne lui laisse pas le temps de s’écarter, et la blessure qui s’ouvre dans l’épaule de la brune se met à saigner, malgré son apparence superficielle. Avant de s’écarter, elle saisit un doigt de son adversaire, et le craquement sourd qui en résulte me certifie que le bandit ne pourra plus se servir de cette main, la douleur doit déjà l’élancer jusqu’au poignet. Comme pour confirmer ma pensée, la l’arme tombe au sol. Entre les deux combattants.

Blessée à l’épaule, je la voyais déjà s’enfuir, ou au moins lâcher une larme. Mais ce ne fut pas seulement l’adrénaline du moment qui pousse la jeune fille à saisir la lame, et donc à me détromper. Ces yeux reflètent sa détermination, elle ne fuira pas j’en suis à présent sûre. Elle ne restera pas là sans rien faire, elle se battra, et la lueur farouche qui s’allume un instant dans son regard me prouve que l’âme marchombre brûle en elle. Une faible flamme, prête à être ranimée. Je souris.

La jeune fille est à présent en position de force, mais elle eu un instant d’inattention. Elle observe les alentours, les trois cadavres, ma disparition, l’arme qu’elle tient peut-être, tout ceci la déstabilise. Et sa déconcentration fut vite vue comme une faille aux yeux de l’homme, qui en profite pour s’y engouffrer. Il ne peut la tuer rapidement par cette attaque puisque l’arme ne se trouve plus de son côté, pourtant un poignard couvert de sang à peine séché apparu dans ma main. Je me prépare à bondir, estimant en avoir assez vu pour juger, quand par pur réflexe ou par ruse, la jeune fille plante la lame sous les côtes de son adversaire. Dans le plexus solaire. Un mouvement rapide et précis, qui ne fit que m’assurer que mon choix est le bon. Le souffle coupé, et la chemise de plus en plus ensanglantée, l’homme titube, puis fuit. Maladroitement. Il ne tiendra pas longtemps, j’en suis consciente. Au lieu de le laisser agoniser dans les buissons, ce qui serait inhumain, je le suis et m’approche de lui aussi silencieuse qu’invisible. D’un geste rapide, j’abrège ses souffrances.

De retour près de la clairière, je remarque que la jeune fille aux cheveux foncés à abandonné l’arme, et tente d’arrêter ses saignements en comprimant un tissu sur sa blessure. Je sors de l’obscurité de la forêt et m’approche d’elle. Mes pas ne font craquer aucune brindille, et elle ne me voit pas tout de suite, puis redresse la tête. Je peux alors l’observer bien mieux que de loin. Je ne change pas d’avis quand à son âge, pas plus de 18 ans. Mais je remarque quelques petites choses en plus. Sa fine musculature, ainsi que la façon dont elle a tenu et utilisé l’arme me font penser que ce n’est pas la première fois qu’elle utilise un poignard. Ses habits, sans compter les déchirures et taches de toutes sortes dues au combat, sont relativement simples, sans être pauvres. Si elle n’avait pas de cheval, que j’ai entendu non loin, j’aurais parié qu’elle n’était pas noble, mais pour le moment, le doute est permis. Alors que je l’étudie, elle prend la parole.

    - Je vous dois une fière chandelle. J’imagine que mes mots ne suffiront pas à égaler l’importance de votre acte, mais je vous dis merci du plus profond du cœur. Cela vous semblera peut-être dérisoire, et surtout inutile, mais je considère que j’ai une dette envers vous. Je n’ai pas grand-chose à vous offrir, quelques maigres possessions, aussi puis-je au moins vous enjoindre de partager un éventuel repas? Et pour que celui-ci semble moins distant, eh bien je me nomme Auliane. Auliane Jalvan.


Sa voix tremble et hésite. Mais je n’en tiens pas compte, me concentrant sur ses paroles. Une dette. Je ne prends pas cela sérieusement, je lui ai sauvé la vie c’est vrai, mais elle n’a rien à me devoir. Surtout si elle devient mon apprentie. Il n’a aucune dette envers son maître. Auliane Jolvan. Pas de marque de noblesse, j’avais vu juste. Mais cela n’a aucune importance, ce à quoi je pense à présent, c’est ma réponse. Comment lui proposer mon apprentissage, comment lui expliquer la voie ? Tant d’interrogations qui se bousculent et c’est pourtant fluidement que sortirent mes paroles, comme si elles étaient évidentes à mon inconscient. Comme le jour de l’Ahn-Ju.


    -Garde ton argent et ton honneur, je ne suis pas revenue pour chercher tes remerciements. Plutôt pour te proposer un échange. Sache avant tout que je m’appelle Kamye Sil’Nayam.


Mes paroles semblèrent la surprendre. Il est vrai que mon discours n’est pas des plus habituels. Ma surprise à été la même lorsque j’ai rencontré mon maître. En l’observant, je me vois telle que j’étais au même âge. Ce n’est pas le moment d’être nostalgique, je repris donc sans lui laisser le temps de me couper la parole.


    -Ma proposition n’est qu’une offre, tu peux la refuser comme l’accepter. Un mot la décrira plus qu’un discours : « Marchombre ».



Ses traits impassibles dissimulent mal la tempête qui s’agite en elle. Mon maître m’avait offert ce mot de la même manière que je lui offre à présent. Il veut tout dire, surtout si l’élève a quelques connaissances sur les marchombres. On les décrit dans les villes comme des voleurs, pourtant, pour ceux qui peuvent prétendre à devenir apprenti marchombre, le mot ne sonne pas de la même façon. Je lui laisse le temps de s’en imprégner, avant de reprendre, puisque je n’attends aucune réponse pour le moment.


    -Je te propose un enseignement, qui te permettra de retrouver la liberté, de tendre vers l’harmonie. Qui fera de toi une marchombre. En contrepartie, tu me dois trois ans de ta vie, trois années difficiles durant lesquelles je te guiderais sur la voie, trois années d’obéissance absolue, trois ans dont le seul échappatoire est la mort.



Je prononçais ces mots de façon légère, en essayant de ne pas trop insister. Comme on énonce un fait. Je l’observe. Toujours silencieuse, elle semble avaler mes paroles, les analyser et découvrir leur sens. Je conclus avec une interrogation, pour qu’elle comprenne que c’était à présent à elle de répondre. Bien sûr, elle pourra avoir un temps de réflexion, et j’espère qu’elle ne répondra pas trop vite. Qu’elle prendra le temps de réfléchir.


    -Acceptes-tu l’échange ?



Pendant qu’elle préparait ses mots, et surement ses questions, je me demande si je n’aurais pas mieux fait de m’occuper de sa blessure en premier. Elle paraît superficielle, mais il ne faut pas la laisser s’infecter. Bien que rarement blessée, j’apporte toujours une petite trousse de secours dans mon sac, solidement attaché à la selle d’Etoile - il doit d’ailleurs se demander ce que je fais, d’habitude je ne m’absente pas aussi longtemps. On ne sait jamais. Mais comme Auliane s’était décidée à engager la discussion en me voyant, je l’avais continuée.
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MessageSujet: Re: Dans une clairière près d'Al-Chen [Pour Kamye en priorité]   Mer 1 Sep - 4:33

[Voilà... tout me semble pas mal.. si tu as quelque chose à en dire, écrit moi en mp! =) ]

Anxieuse, j’attendis. Étais-je la première qu’elle aidait ainsi? Que voudrait-elle en échange? Je lui serai éternellement reconnaissante, mais j’aimerais tout de même conserver le peu de choses que je traine avec moi. C’est pourquoi sa réponse me surprit :

- Garde ton argent et ton honneur, je ne suis pas revenue pour chercher tes remerciements. Plutôt pour te proposer un échange. Sache avant tout que je m’appelle Kamye Sil’Nayam.

Un échange? Kamye. Bien. Un échange? J’étais assez curieuse d’en savoir plus et j’imagine que ça devait se refléter sur mes traits. Peu importe. Je n’avais pas grand-chose à cacher de toute façon. Elle enchaîna sans que je ne puisse lui dire le classique « enchantée ».

- Ma proposition n’est qu’une offre, tu peux la refuser comme l’accepter. Un mot la décrira plus qu’un discours : « Marchombre ».

Marchombre. Mon cœur manque un battement. Ou au contraire, il résonne plus fort que jamais dans mon corps. Marchombre. Immédiatement, je fais le lien. Sa façon de se mouvoir, ses habilités aussi silencieuses que précises, sa posture en générale, elle ressemblait à Iris, cette compagne de voyage avec qui Kéla et moi avions fait un bout de chemin. Aussi différentes qu’elles pouvaient l’être et pourtant, identiques. Libres. Marchombres. Comment réagir face à ce seul et unique mot, aussi dangereux que profond? Kamye devait bien se douter de l’impact qu’avait ce seul et unique mot sur moi puisqu’elle patienta un peu avant de continuer, n’ayant apparemment pas terminé. Je lui en fus d’ailleurs reconnaissante. J’ignorais d’où partait l’écho qui entraînait mon cœur dans un rythme effréné, mais une chose était certaine, je me sentais bien et voulait conserver ce sentiment le plus longtemps possible. À ma place dans cette clairière. Peut-être plus libre que jamais même.

- Je te propose un enseignement, qui te permettra de retrouver la liberté, de tendre vers l’harmonie. Qui fera de toi une marchombre. En contrepartie, tu me dois trois ans de ta vie, trois années difficiles durant lesquelles je te guiderais sur la voie, trois années d’obéissance absolue, trois ans dont la seule échappatoire est la mort.

Liberté. Mon cœur marque le mot d’un battement plus fort. Harmonie. Mon cerveau déraille et envisage toute l’ampleur que peut représenter l’harmonie. Ensuite, j’envisage les phrases au complet. Moi? Une marchombre? Autre marque peu discrète de mon cœur. J’entrevois la possibilité. Trouver ma voie. Laisser partir assez loin l’avenir de cultivatrice qui s’offrait à moi si je retournais chez mes parents. Me laisser envahir par la possibilité. Rien qu’une fraction de seconde. Le temps de passer à l’autre phrase. Elle avait parlé d’un échange. Maintenant seulement je saisissais à quel point. Sot est celui qui croit que trois ans se gaspille à tort et à travers. J’avais faillit mourir aujourd’hui. Qui sait ce que j’aurais le temps de vivre, seule, de mon côté, en trois années? Qui sait par contre toute la grandeur que peut m’offrir l’acceptation de cet échange? En repensant à Iris, je ravive aussi le souvenir des crises de jalousie qui m’avaient ravagée lorsque je contemplais Kéla et elle parler de science des armes et moi, l’incapable qui ne faisait que préparer les repas. L’apprentissage du maniement du poignard semblait s’être avéré une bonne chose. Bref, dans mon cerveau, c’était la pagaille. Jusqu’au cinq derniers mots. Seule. Échappatoire. Est. La. Mort. Normalement, avec mon grand sens du positivisme, j’aurais mis cette phrase sur le coup de l’exagération pour que je mesure bien la difficulté de cet apprentissage. En regardant dans les yeux de la marchombre, je pouvais aller jusqu’à affirmer que personne d’autres qu’eux ne sauraient envisager la mise à mort de façon aussi sérieuse. À bien repenser aux moyens qu’elle avait employé pour se débarrasser des deux, voire trois premiers hommes, je décelais très mal une quelconque plaisanterie. Aussi déglutissais-je nerveusement. Priant pour qu’elle ne m’ait pas entendue. Sa dernière phrase de toute, m’ouvrait la porte. En grand même.

- Acceptes-tu l’échange?

Une réponse des plus sérieuses s’imposait. Mon être me criait de laisser la chance à mes cordes vocales d’exprimer mon désir de la suivre. Ma tête usait de logique et, pour une fois, je mettrais peut-être la proposition de côté. Pas trop longtemps, mais suffisamment pour avoir le temps de déguster un quelconque plat permettant à mon ventre d’arrêter de crier famine et ainsi permettre à mon esprit de mieux réfléchir. Sans compter que mon épaule m’élançait et que j’aimerais vraiment être en mesure de choisir mon avenir à tête reposée. Ce n’est définitivement pas une décision à prendre à la légère.

- Je réitère d’abord ma propre proposition. En premier lieu, enchantée Kamye. Ensuite, voudriez-vous au moins partager mon repas?

Sans attendre sa réponse, je me retournai brièvement vers un bruit pas trop loin de nous. Après avoir reconnu le hennissement de Turbulence, je souris, pensant qu’il n’accepterait peut-être pas que je m’attarde encore ici. Tant pis pour lui. Je replaçai de nouveau mon attention sur la marchombre, répondant finalement, ou en fait pas vraiment, à son incroyable proposition.

- Pour ce qui est de votre… échange. Je ne suis peut-être pas certaine d’accepter le fait de vous donner trois ans de ma vie. Puisque ma vie, j’en fais ce que j’en veux. Laisser de fortes impulsions guider mes pas, je m’y connais. Accepter en quelques secondes une proposition aussi importante, je ne peux pas. Pour l’instant. Les questions se bousculent dans ma tête et je dois y répondre seule. Bien souvent, il me suffit d’être dans une ambiance calme. Comme je ne doute pas que vous réussissiez à vous fondre parfaitement dans le décor, je vous demanderais, une fois nos ventres pleins, quelques minutes pour que je sois en mesure de réfléchir profondément.

Je ne croyais pas avoir été austère ou impolie, aussi espérais-je qu’elle comprendrait que j’avais tout simplement besoin de temps de réflexion. J’avais quitté mon foyer une fois dans ma vie. Et cette fois, durant quelques mois seulement. Puis, j’en étais où j’en suis aujourd’hui. Quelques mois plus tard. La question est : Suis-je en mesure de me séparer de toute relation pouvant altérer une certaine formation, ou pas. Étant quelqu’un qui s’attachait facilement, j’avais déjà les idées embrouillées. Penchant la tête vers le sol, un éclat rougeâtre attira mon attention. Le morceau de tunique dont je m’étais servie pour compresser la plaie se rengorgeait peu à peu de sang. De mon sang. Rapide et, j’osais l’espérer, discret, j’eus un haut le cœur. Je me ressaisis immédiatement regardant ailleurs. Ma main libre retira simplement la tunique que je laissai tomber au sol. Pour l’instant. Je tentai d’ignorer la douleur, mais elle semblait s’être décidée à ne pas me laisser de répit. Plus rien ne me menaçait, j’étais seulement au prise avec une décision mentale complexe. J’étais à me demander si j’avais encore ma trousse de premiers soins lorsque je me remémorai que je l’avais perdu en fuyant un ours élastique. Foutues bestioles! Ajoutant encore à ma propre réplique, je quêtai un bandage à ma sauveuse.

- Et… si vous êtes en mesure de le faire, j’apprécierais peut-être me trouver un bandage quelconque pour contenir le sang qui s’écoule présentement et qui n’est pas très agréable.

Lors de mes derniers mots, je voulus bouger mon bras blessé. Mauvaise idée. La douleur me monta à la tête et, perdant l’équilibre, je titubai sur place, pendant quelques pas, avant de tout simplement choisir de m’asseoir pour les besoins de mon cerveau. J’avais encore un peu de mal à retrouver mes esprits aussi cherchai-je Kamye des yeux un moment.
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MessageSujet: Re: Dans une clairière près d'Al-Chen [Pour Kamye en priorité]   Jeu 16 Sep - 21:02

[Bien, j'ai enfin répondu au rp. Si quelque chose te paraît bizarre, dis-le moi ^^]

La réaction d’Aulianne ne se fait pas attendre, et ne m’étonne pas. La volonté et le courage avec lesquels elle venait de combattre se reflétait dans ses paroles et son ton, frôlant l’insolence.

    "Je réitère d’abord ma propre proposition. En premier lieu, enchantée Kamye. Ensuite, voudriez-vous au moins partager mon repas?"


Elle n’a visiblement pas apprécié que je ne prenne pas en compte son offre, et montre une grande insistance. Je pense que je cèderais. Enfin dès qu’elle aura fini de s’exprimer, puisque je la laisserais aller jusqu’au bout. Et là, elle n’est pas au bout. C’est pourquoi je garde le silence en l’observant. Elle n’a pas encore répondu à ma question, et je tiens à ce qu’elle ne fasse rien que l’évoquer. Je sens que cela ne tardera pas. J’attends donc, immobile comme les arbres qui nous entourent.

    "Pour ce qui est de votre… échange. Je ne suis peut-être pas certaine d’accepter le fait de vous donner trois ans de ma vie. Puisque ma vie, j’en fais ce que j’en veux. Laisser de fortes impulsions guider mes pas, je m’y connais. Accepter en quelques secondes une proposition aussi importante, je ne peux pas. Pour l’instant. Les questions se bousculent dans ma tête et je dois y répondre seule. Bien souvent, il me suffit d’être dans une ambiance calme. Comme je ne doute pas que vous réussissiez à vous fondre parfaitement dans le décor, je vous demanderais, une fois nos ventres pleins, quelques minutes pour que je sois en mesure de réfléchir profondément."


Je ne m’autorise qu’un demi-sourire, histoire de ne pas trop laisser paraître mes sentiments. La réflexion est souvent la solution la plus sage, surtout quand on a du temps. Et du temps, elle en aura. J’espère seulement que son aboutissement sera une réponse positive. Je me demande si mon maître a ressenti les mêmes choses que moi à cet instant, lors de notre rencontre. Mon cœur se serre à sa pensée, je ne l’ai pas encore revue depuis qu’elle m’a libérée, presque un an.
Cette situation est vraiment étrange, me voici à la place de celle qui a eu tout mon respect et mon admiration. Je n’ai pas l’impression d’être aussi sage et impressionnante que l’avais été mon maître. Peut-être car à cette époque je n’avais aucune connaissance de la voie et ne voyais pas les marchombres de la même manière.
La jeune fille semble perdue dans ses pensées, et mon regard est rivé sur le tissu de plus en plus rouge au niveau de son épaule. Rapidement elle s’en rend compte, et l’enlève. Son expression me fait comprendre qu’il faudrait se dépêcher avant que ça ne devienne grave. Une infection est difficilement soignable, une fois qu’elle est partie. Ondiane est à plusieurs jours de cheval d’ici, et à part en croisant un dessinateur capable de faire le pas sur le côté, la situation pouvait dégénérer. Elle sembla en avoir pris conscience lorsqu’elle m’adressa la parole.

    "Et… si vous êtes en mesure de le faire, j’apprécierais peut-être me trouver un bandage quelconque pour contenir le sang qui s’écoule présentement et qui n’est pas très agréable."


Sa façon de parler avec un vocabulaire soutenu aurait pu me faire rire dans une autre situation. Je me contente d’acquiescer d’un signe de tête, qu’elle ne vit surement pas puisqu’elle perdit l’équilibre à ce moment, avant de s’assoir. Je m’éclipse dans l’obscurité des sous-bois.
M’arrêtant près du ruisseau pour récupérer ma gourde, j’en profite pour nettoyer un peu de sang sec qui s’était écoulé de la coupure que le brigand avait ouverte sur ma joue. J’en profiterais pour la désinfecter, on ne sait pas où sa lame à pu trainer. Encore une seconde à savourer le bruit de l’eau qui coule doucement, trop doucement par rapport à l’affrontement qui a eu lieu à quelques mètres, et il n’y a plus personne près du ruisseau.
Etoile m’attend tranquillement, presque en dormant debout. Il frémit au contact de ma main sur son encolure, car il ne m’avait pas entendu arriver. Il est à présent habitué à mes approches silencieuses, et ne s’affole plus comme au début. J’accroche la gourde sur la selle, et monte souplement dessus, faisant partir Etoile au galop d’un simple claquement de langue. Je le dirige vers la clairière, point lumineux entre les troncs rugueux. Plus je m’approche, et plus l’odeur du sang me prend à la gorge. Ma monture semble hésiter, mais continue néanmoins à avancer. Evidemment, pendant et après le combat, je m’étais habituée à cette odeur, mais il va falloir s’éloigner du carnage, si l’on ne veut pas être surpris par des prédateurs. C’est avec cette pensée que je fais ralentir, puis s’arrêter, Etoile aux côtés d’Aulianne. Je saute à terre et m’accroupie en face d’elle. J’observe sa blessure, en essayant de ne pas toucher la plaie, et soupire. Je prend alors la parole, brisant ainsi le silence.

    "Il va falloir nettoyer la blessure, même si elle est plutôt nette, puis la désinfecter. Mais pas tout de suite, car ces brigands risquent d’attirer des animaux bien plus coriaces qu’eux." dis-je ne désignant les cadavres d’un signe de tête. "Et de toute façon leur compagnie n’est pas très agréable, je te propose d’aller un peu plus loin, il y a un ruisseau dans lequel on pourra nettoyer ta blessure."


J’avais adopté un ton léger, mais assez ferme pour qu’elle comprenne que je ne voulais pas qu’elle discute. Je lui tends ma gourde, histoire qu’elle se rafraichisse après le combat qu’elle vient de mener. Je vais ensuite détacher son cheval, et prend sa longe, ainsi que celle d’Etoile d’une main. De l’autre, je l’aide à se relever et à s’éloigner de la clairière sans tomber. Sa blessure l’affaiblit pour le moment, mais demain, lorsqu’elle sera soignée, elle ira mieux. Je ne m’autorise pas à penser « si » elle est soignée.
Les deux chevaux bien attachés à un chêne, je peux enfin m’occuper de la jeune fille. Je la rejoins au bord du ruisseau, où elle avait commencé à passer de l’eau sur la plaie. Une petite sacoche à la main, je m’agenouille à ses côtés, et enlève le sang sec, et tout ce qui pourrait infecter la blessure. Lorsqu’elle est assez nette, j’y applique des feuilles médicinales pré-mâchées. Elles sont censées favoriser la cicatrisation, et pour qu’elles restent au bon endroit, je bande l’épaule d’Aulianne. Il faudra enlever la pommade demain, et refaire le pansement. Je sors ensuite mon repas, et empêche la jeune fille de se lever pour prendre le sien. Mieux vaut éviter les mouvements, pour ne pas ré-ouvrir la plaie. En suivant ses indications, je sors moi-même la nourriture qu’elle avait emportée. Avant de commencer le repas, je m’adresse à elle.

    "Je suis désolée de n’avoir pas commencé par soigner ta blessure, et j’accepte de partager mon repas avec toi, si je mange le mien, et si tu mange le tien. Tu en auras besoin pour t’en remettre.
    Quand à la réponse que tu me dois, prend tout le temps qu’il te faudra pour réfléchir. Ce n’est pas une décision à prendre à la légère.
    Après le repas, je ne resterais pas ici, comme tu me l’as demandé. Tu pourras méditer seule. Je ne m’éloignerais pas trop, des fois que d’autres bandits aient l’idée de venir par ici… "


Je n’avais pas tout dit, ce n’était pas seulement parce qu’elle me l’avait demandé, c’est aussi car la solitude est quelque chose que je vis depuis un an, depuis que je suis marchombre. Elle est pour moi synonyme de liberté. Si Aulianne accepte d’être mon élève, la solitude ne sera plus qu’un souvenir. Mais la liberté sera toujours là, et c’est le plus important. Je tiens donc à passer un temps à apprécier le silence et l’harmonie. Une dernière nuit de solitude peut-être.
Je mords dans la viande de siffleur séchée que j’avais à la main, et son goût salé m’empli toute la bouche.
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MessageSujet: Re: Dans une clairière près d'Al-Chen [Pour Kamye en priorité]   Mar 5 Oct - 3:26

Décidemment, ma vie prenait effectivement un tournant assez déroutant. Kamye eut la gentillesse de panser et nettoyer ma plaie. La douleur refluait déjà. Mon repas était bien entamé et je n’avais même pas besoin d’essayer de meubler le silence qui s’était peu à peu installé entre nous deux. Il respirait la quiétude. Puis vint le moment ou mon peut-être futur maître se retira dans le calme des bois avoisinants. Pour ma part, tentant de ne pas malmener mon épaule endolorie, je grimpai dans les branches basses de l’arbre sur lequel je m’étais appuyée pour manger. Les bourgeons aux bouts des ramures dormiraient encore pour quelques jours. Le printemps tout jeune me permettait donc d’admirer l’immensité libre au dessus de ma tête. Les heures de repas étant généralement les mêmes pour tous, Kamye et moi avons eu droit à un splendide paysage. Nous venions de terminer et le soleil entamait sa descente vers l’horizon, mariant des couleurs impressionnantes dans le ciel. J’aurais pu les contempler longtemps, jusqu’à m’y perdre totalement. C’est peut-être ce que je fis tout compte fait.

Peser les pours et les contres. D’abord, me centrer sur moi-même. Je n’avais qu’une vague idée de ce qu’étaient les marchombres. Quelques brides de phrases, par-ci, par-là, m’avaient dressée un portrait peut-être un peu abstrait, mais surtout légèrement noir. Des voleurs, des êtres mystérieux. Kamye m’avait offert le mot qui avait transformé mes préjugés. Liberté. Que demander de plus? C’était probablement l’une des qualités les plus bafouées de notre société et on me l’offrait sur un plateau? Un plateau enchaîné d’une centaine de cadenas à déverrouiller pour l’atteindre, mais on me l’offrait tout de même. Je crois qu’au fond de moi, je savais déjà que j’accepterais sa proposition. La seule et unique raison pour laquelle j’avais demandé à réfléchir, c’est que mon corps et mon esprit devrait être totalement en accord pour lui confirmer que je la suivrais. Des pensées parasites ne pouvaient par contre pas s’empêcher de me faire noter qu’embarquer dans cette histoire me couperait un peu de tout ce que j’avais connu jusqu’alors. Qui n’a pas peur de l’inconnu? Peu de gens. Certains sautent dedans à pieds joints. Cette fois, c’est mon tour.

Laissant les derniers rayons se perdre au loin, je descendis calmement d’où j’étais assise, mariant ma respiration aux battements de mon cœur. J’ignorais comment faire signe à Kamye que ma décision était prise, aussi me contentais-je d’aller m’asseoir près des cendres du feu de notre repas. Je n’eus pas à attendre bien longtemps, elle revint vers moi, je ne l’aperçus que lorsqu’elle s’installa à mes côtés, trop silencieuse pour que je ne l’ai entendu arriver. Je lui jetai un bref coup d’œil et, consciente que c’était à moi de prendre la parole, je me lançai :

-Non.

Un mot. Lourd de sens. Surement mécompris de sa part. Avec un sourire au coin des lèvres je précisai :

-Non je ne passerai pas à côté de cette opportunité. Oui je te suis. Où que tu ailles, même si je risque certainement de me casser la figure plusieurs fois. Je te suis et c’est tout.

Je n’avais pas besoin de me lancer dans un long monologue. En fait, ça m’aurait surtout semblée déplacer. Le chemin sur lequel j’allais apparemment m’engager bientôt demandait un atout indispensable. Le silence. Parler sans mots, communiquer sans bruit. Une paix intérieure surement hors du commun aussi. Vivement que je le découvre. J’ignorais par contre comment agir devant Kamye et ça devait se refléter dans mes mouvements. Léger balancement à droite et à gauche, tendance à jouer avec mes doigts ou mes cheveux, regard inquiet aux alentour alors qu’il n’y avait aucun danger. J’avais peur. Il ne me restait qu'à attendre la suite, ou plutôt, le début.

[Post un peu merdique j'en convient avec 18 jours de retard.... En espérant que la suite s'enchaîne mieux. Quite à ce qu'on fasse de moins longs posts pour pouvoir mieux faire agir nos perso. J'osais pas amener Kamye dans une réaction quelconque, alors ça donne cette longueur là sans action apparante disons... ]
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MessageSujet: Re: Dans une clairière près d'Al-Chen [Pour Kamye en priorité]   Ven 14 Jan - 22:37

/!\ Avis à Kamye de poster, encore une semaine avant que ce rp finisse aux Archives /!\

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"La voie des marchombres est l'harmonie. Leurs compétences ne reposent sur aucun Don tombé du ciel et ils n'ont donc aucune limite." d'Ellundril Chariakin.

Nous sommes au bord du gouffre, avançons donc avec résolution.


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MessageSujet: Re: Dans une clairière près d'Al-Chen [Pour Kamye en priorité]   Dim 23 Jan - 22:46

Je n'avais pas vu ce message, sinon j'aurais prévenu, je suis en recherche du brouillon que j'avais fait, il est trop long pour que je le refasse... (J'espère qu'il n'a pas fini à la poubelle)
Je n'ai pas beaucoup de temps pour venir (car presque plus d'ordi), c'est pour ça que mon compte a été supprimé ?
Mais du coup je suis notée comme invitée pour tous mes messages...
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MessageSujet: Re: Dans une clairière près d'Al-Chen [Pour Kamye en priorité]   

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Dans une clairière près d'Al-Chen [Pour Kamye en priorité]
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